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qu'on a sous les yeux ou dont on lit la description. Plusieursméthodes artificielles se présentaient à DeCandolle pour dresserce tableau. Il a préféré la méthode dichotomique que Lamarck avait employée déjà dans la Flore française ; elle consiste,comme on le sait, à conduire l’élève au nom de la plante,en le faisant toujours choisir entre deux caractères contradic-toires. Le but de cette méthode est de faire distinguer lesplantes par leurs caractères les plus faciles et les plus saillants ,et arriver ainsi par voie d’analyse, et toujours par la com-paraison de deux caractères qui s’excluent dans la même es-pèce, à trouver le nom qui se rapporte à la plante qu’on aen vue.
C’est à tort, à mon avis, que Mr. Daubeny regarde l’em-ploi que De Candolle fit de la méthode dichotomique dans laFlore française, comme une concession à Lamarck . Sans doutec’eût été une concession , et une concession que De Candolle n’aurait jamais faite, s’il avait employé cette méthode à l’exclu-sion de la méthode naturelle ; mais il l’appliqua seulement à laconstruction de cette espèce de table analytique, mise en téléde l’ouvrage pour faciliter surtout aux commençants le moyende trouver le nom des plantes. Ce n’est donc point, évidem-ment, comme système de classification qu’il faut considérerl’analyse dichotomique, dans les limites du moins où De Can-dolle en fit usage; pas plus que, dans un ouvrage d’un autregenre , on ne doit regarder une table analytique des matièrespar ordre alphabétique, comme l’expression des principes fon-damentaux qui ont dirigé l’auteur.
La combinaison des deux méthodes, qui satisfaisait à la foisaux exigences de la science et à celles de l’élude, contribuapour beaucoup au grand succès qu’obtint la Flore française ;succès tel que, malgré l’étendue et la spécialité de l’ouvrageet son prix élevé , l’édition tirée à 5000 exemplaires a étéépuisée en vingt ans. Il faut même y ajouter 1500 exemplairesd’une Synopsis plantarum in Flora Gallicd descriplarum , ex-