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Notice sur la vie et les ouvrages de A.-P. de Candolle / par A. de la Rive
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perdre leurs auditeurs. Une fois par semaine , pour compléterson enseignement, le maître menait herboriser à la campagne,pendant toute la journée, 2 à 300 de ses élèves. Tout enherborisant lui-méme, il répondait aux mille questions quilui étaient adressées ; puis, après une matinée employée à lher-borisation , il réunissait autour de lui tout lessaim des jeunesbotanistes, et leur expliquait collectivement les caractères desplantes quils avaient recueillies. Après un frugal repas qui ter-minait la journée, il revenait avec eux à la ville, en glanantencore sur la route quelques espèces oubliées. II lui était fa-cile de distinguer, au milieu du grand nombre, ceux de cesjeunes gens qui montraient le plus dintelligence et dintérétpour la science ; une fois quil les avait reconnus, il en fai-sait un petit corps délite dont il sentourait plus particu-lièrement, et d sont sortis plusieurs hommes distingués.Nous citerons entre autres Mr. Félix Dunal, dont les travauxbotaniques sont dignes du maître qui la formé, et Mr. Flou-rens qui, de la physiologie végétale, a passé à lélude de la phy-siologie animale, et a mérité, par ses brillantes découvertesdans cette branche des sciences, détre appelé à recueillir lasuccession de Cuvier à lAcadémie des Sciences . Dans ses excur-sions botaniques, comme dans tout son enseignement, De Can-dolle montrait aux élèves un intérêt sérieux et réel, dont ilssavaient apprécier la valeur, et dont, en plus dune occasion ,ils lui témoignèrent leur reconnaissance par leur déférence àses avis, et par leur respect pour ses recommandations.

De semblables moyens mis en œuvre par De Candolle , aveclactivité de la jeunesse et la volonté de réussir, ne devaient pasrester stériles. Aussi limpulsion quil imprima non-seulement àlétude de la botanique, mais encore à celle de toutes les scien-ces naturelles, dont limportance pour lélude de la médecinefut dès lors mieux comprise, porta-t-elle dheureux fruits danslécole de Montpellier .

Il faudrait, pour bien faire saisir tous les effets de lin-