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le goût de la botanique, il encourageait les améliorations de l’a-griculture, il semait, en un mot, autant qu’il récoltait, faisantainsi servir au profit de tous ce qu’il trouvait de bon chez cha-cun. Voici, au reste, comment s’exprime à cet égard Mr. Morrenen parlant, dans sa Notice, des deux rapports de De Candolle qui sont relatifs aux départements du nord-est et du centre :
« Ces rapports contiennent tant de vues justes et neuves surnotre agriculture, sur le sol de nos provinces, tant de compa-raisons entre nos procédés et ceux de la France et de l’Alle-magne , que je ne puis m’empéclier d’exprimer le désir de voirreproduire ces pièces, très-peu longues d’ailleurs, sous les aus-pices de l’Académie Royale de Bruxelles qui, si elle eût existésous l’empire français, aurait bien certainement reçu de sonauteur les prémices d’un travail tout national.»
« C’est dans ce Mémoire de De Candolle , dit plus loinMr. Morren à l’occasion de celui des rapports qui est relatif àla Belgique, que se trouve le mot dont la ville de Gand s’estprévalue en tant de circonstances, et qui a servi puissammentà faire de la capitale des Flandres le centre de cet immensecommerce de fleurs, qui rapporte des millions à la Belgique .Garni est la ville privilègiée de la botanique , disait 1 illustrebotaniste genevois, et la Société royale d’agriculture et de bo-tanique de celte ville a inscrit cet éloge mérité en lettres d’ordans ses Annales ; il est peu de solennités publiques où le motne revienne et ne rappelle son savant auteur. »
« Mr. De Candolle voyageait vile, ajoute Mr. Morren, etcelle vitesse même prouve la promptitude avec laquelle son es-prit exercé savait constater et choisir les faits. Un samedi il ar-rive à Verviers , parcourt avec Mr. Lejeune les bords de laVesdre, entre Verviers et Limbourg . Le dimanche il est à Spa,herborisant dans les fagnes des Ardennes, elle soir il rend vi-site à Mademoiselle Libert à Malmedy . Le lundi et le mardi il faitavec elle, avec son frère et Mr. Lejeune, d’immenses herborisa-tions, où il leur montre un nombre infini d ’uredo, de puccinia,