Buch 
Notice sur la vie et les ouvrages de A.-P. de Candolle / par A. de la Rive
Entstehung
Seite
63
JPEG-Download
 

63

mentaire, est à la fois dune haute philosophie et dune luciditéparfaite. Il faudrait le transcrire en entier, pour en donner uneidée juste. Jessayerai cependant den faire connaître en peude mots les points principaux.

La première chose à faire, cest de bien définir les divers de-grés dassociation, les divers groupes quon peut établir entreles végétaux. Cest par que commence De Candolle . Voicicomment il y parvient, Lespèce, dit-il, cest la collection de tousles individus qui se ressembletil plus entre eux quils ne res-semblent à dautres et qui se reproduisent par génération, detelle sorte quon peut, par analogie, les supposer tous sortisoriginairement dun seul individu. Après cette définition vientun développement étendu, destiné à la justifier et à distinguerlespèce de la simple variété, puis lexposition dun grand nom-bre de règles au moyen desquelles on peut parvenir à fairecette distinction. Le genre, cest la collection des espèces quiont entre elles une ressemblance frappante dans lensemble deleurs organes; et, parmi les règles qui doivent guider dans laformation des genres, la plus importante cest de ne les établirque sur des caractères qui, comparés entre eux, soient sensi-blement dégale valeur. Les genres présentent, comme les es-^pèces, des ressemblances plus ou moins prononcées; en réu-nissant ceux qui se ressemblent beaucoup, on en forme une fa~mille ; les familles ne sont donc que de grands genres auxquelsles mêmes considérations sont applicables, avec cette différencequil est question, dans la formation des familles, de caractèresdun ordre supérieur. Enfin les familles, groupées daprès uncaractère dun ordre supérieur, forment les classes qui sontles divisions fondamentales du règne végétal; on nen connaîtaujourdhui que quatre, ce qui fait que chacune delles ren-ferme un grand nombre de familles.

Nous donnerons une idée assez exacte des divers degrés declassification, en reproduisant les paroles mêmes par lesquellesDe Candolle résume ce sujet :