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mentaire, est à la fois d’une haute philosophie et d’une luciditéparfaite. Il faudrait le transcrire en entier, pour en donner uneidée juste. J’essayerai cependant d’en faire connaître en peude mots les points principaux.
La première chose à faire, c’est de bien définir les divers de-grés d’association, les divers groupes qu’on peut établir entreles végétaux. C’est par là que commence De Candolle . Voicicomment il y parvient, L’espèce, dit-il, c’est la collection de tousles individus qui se ressembletil plus entre eux qu’ils ne res-semblent à d’autres et qui se reproduisent par génération, detelle sorte qu’on peut, par analogie, les supposer tous sortisoriginairement d’un seul individu. Après cette définition vientun développement étendu, destiné à la justifier et à distinguerl’espèce de la simple variété, puis l’exposition d’un grand nom-bre de règles au moyen desquelles on peut parvenir à fairecette distinction. Le genre, c’est la collection des espèces quiont entre elles une ressemblance frappante dans l’ensemble deleurs organes; et, parmi les règles qui doivent guider dans laformation des genres, la plus importante c’est de ne les établirque sur des caractères qui, comparés entre eux, soient sensi-blement d’égale valeur. Les genres présentent, comme les es-^pèces, des ressemblances plus ou moins prononcées; en réu-nissant ceux qui se ressemblent beaucoup, on en forme une fa~mille ; les familles ne sont donc que de grands genres auxquelsles mêmes considérations sont applicables, avec cette différencequ’il est question, dans la formation des familles, de caractèresd’un ordre supérieur. Enfin les familles, groupées d’après uncaractère d’un ordre supérieur, forment les classes qui sontles divisions fondamentales du règne végétal; on n’en connaîtaujourd’hui que quatre, ce qui fait que chacune d’elles ren-ferme un grand nombre de familles.
Nous donnerons une idée assez exacte des divers degrés declassification, en reproduisant les paroles mêmes par lesquellesDe Candolle résume ce sujet :