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aucun jugement ; \d’ ailleurs il est évidentque ce mot , autant pour les Italiens quepour les Français , n’est qu’un dérivatif de lalangue grecque ou latine . Il suffit, pour nousen persuader, que nous portions nos regardssur le passage suivant de Pline . Ea rana ,quam Graeci calarnitem vocant , quoniaminter arundines fruticesque vivat , minirnaomnium est et viridissima (i) .
Je rougis de m’appesantir sur un ar-gument de cette nature, mais j’y suis pres-que forcé par l’espèce d’importance qu’on avoulu lui donner. Par conséquent si l’on veutabsolument rechercher quels sont les premiers,entre les Français ou les Italiens , qui ontpû recevoir cette dénomination des Grecs oudes Latins , je dirai encore que toutes lesprésomptions sont en faveur des Italiens . Quipeut douter en effet que les langues grecqueet latine ne fussent à cette époque plus fa-milières aux Italiens qu’aux Français , etd’ailleurs 1’ adoption de cette dénominationfondée sur l’espèce d’analogie, que nous avons
( 2 ) Lit. 3a. cap. ao.