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même si à chaque établissement qu’il par-venait à former, si à chaque nouvelle bran-che de commerce qu’ il pouvait découvrir,
I il ne s’était en même tems assuré de l’ex-
1 clusion de ses émules. Pour réussir dans ce
but , que les Génois et les Vénitiens se' proposaient toujours dans leurs transactions,
tout moyen leur paraissait honnête et licite.Combien de sang en effet cette malheureuse, jalousie n’ à-t-elle pas fait verser ? Lisons les
j histoires des écrivains de Byzance , et nous
; verrons à quel excès se portèrent 1’ orgueil
! et 1’ esprit d’égoïsme et de tyrannie , que
| les Génois et les Vénitiens exercèrent tour
i à tour dans toutes les parties du Levant. Los
1 idées plus étranges et les plus ridicules, qu’
P on pourrait se former aujourd’hui des pré-
” tentions d’erilpire maritime, n’aprochent pas
des droits de Souveraineté exclusive que lesVénitiens réclamèrent sur la mer Adriatique ,et les Génois sur les mers de la Ligurie , etthème sur celles de la Provence.
Nous savons que les Génois furent les al-liés de Baudoin Roi de Jérusalem . Les trai-tés entre la République et ce Souverain
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