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montrent également en ces paragestrois îles, respectivement nomméesMisynos, Pontia et Gaia; le Sta-diasme nous explique de son côtéqu’on rencontre d’abord une rocheélevée offrant l’image d’un éléphant,puis, au sud-est de celle-ci, une îlehaute appelée Pontia y enfin au midide cette dernière, une autre île en-core, appelée Maia.
Cette disposition relative des troisindividualités insulaires réunies dansle même.groupe, correspond à celle quePtolémée leur assigne sur ses cartes,mettant Pontia dans l’est-sud-est deMisynos , puis Gaia au sud de Pontia.Et l’on ne peut douter, d’après unetelle similitude, qu’il n’y ait identitébien constatée, non-seulement entreMaia de l’un et Gaia de l’autre (toutela différence des noms pouvant iciêtre le résultat d’une erreur d’écri-ture), mais encore entre le rocher in-nommé ou simplement appelé Sco-petites par antonomase dans le Sta-diasme, et celui que Ptolémée ainscrit en ses tables sous le nom deMisynos. Cette correspondance a déjàété reconnue par Mannert, et nous nepouvons que nous accorder entière-ment avec lui sur ce point.
Et maintenant, si nous cherchons, àtravers les âges, les synonymies géo-graphiques des trois dénominationsanciennes que nous venons de rappe-ler, nous n’aurons à consigner ici quele nom 6!Ile aux Oiseaux, donné augroupe entier ou à la principale desîles qui le composent, sur les vieillescartes, depuis celle de la bibliothèquede Charles V jusqu'à celles de Livio Sanuto , et d’autres plus récentes, maisaujourd’hui surannées.
Quant aux relèvements modernes,ils ne nous fournissent que les nomsde Gara et de Ishaifa pour répondreà ceux de Pontia et de Gaia; maisnous devons au moins aux frères Bee-chey d’avoir esquissé en quelques motsune description de ces deux îles, qu’ils
dans un volume destiné à faire suite auxprécédentes éditions des Petits Géographesgrecs.
observèrent du rivage avec leurs lu-nettes. Garai est à six milles au largede la côte ; elle a un mille environ dediamètre; mais les brisants dont elleest flanquée à l’est et à l’ouest, et quis’étendent à une distance considéra-ble, donnent lieu de penser qu’elle étaitjadis bien plus grande qu’elle ne le pa-raît aujourd’hui ; elle s’élève du seindes eaux en montagnes blanches, très-abruptes en certaines parties, et cou-ronnées à leur sommet d’un plateauverdoyant, sur lequel semblaient semontrer quelques vestiges de cons-tructions. Quant à Ishaifa , c’est unrocher d’upe blancheur remarquable,haut d’environ quarante pieds, escarpéde tous côtés, entouré d’ailleurs debrisants qui en rendent l’abord diffi-cile : il n’est guère qu’à un mille durivage.
CES ILES BLANCHES.
Non loin des îles Pontiennes, enpoursuivant notre route vers le fondde la Syrte de Cyrène, nous arrive-rons, guidés par Scylax , à d’autresîles encore, appelées Blanches, aprèslesquelles on atteint immédiatementles Autels des Philènes. On se trouvealors tout au fond du golfe, et c’estpeut-être au dernier îlot qu’il faut ap-pliquer le nom d 'Euteletos, rapportépar le seul Pomponius Mêla . Quoiqu’il en soit de cette dénominationdont le sens paraît désigner, en effet,le terme où nous sommes parvenus, sil’on veut mesurer alors l’étendue en-tière du golfe depuis Bérénice et lefleuve Cinyps qui, vers l’est et versl’ouest, en marquent respectivement leslimites, jusqu’au point où il s’enfoncele plus profondément dans les terres ,on comptera dans un sens trois jourset trois nuits de navigation directe en-tre Bérénice des Hespérides et les Au-tels des Philènes, et dans l’autresens, quatre jours et quatre nuits en-tre le fleuve Cinyps et les îles Blanches.
Saurons - nous retrouver dans lesrelèvements modernes les îles ainsiappelées par Scylax ? Nous y rencon-trons, en effet, tout au fond du golfe,deux îles distinctes, avec les noms de