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Iles de l'Afrique / par M. d'Avezac ; avec la collaboration de MM. de Froberville, Frédéric Lacroix, F. Hoefer, Mac Carthy, Victor Charlier ; Iles Madagascar, Bourbon et Maurice
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ILES DE LAFRIQUE .

montrent également en ces paragestrois îles, respectivement nomméesMisynos, Pontia et Gaia; le Sta-diasme nous explique de son côtéquon rencontre dabord une rocheélevée offrant limage dun éléphant,puis, au sud-est de celle-ci, une îlehaute appelée Pontia y enfin au midide cette dernière, une autre île en-core, appelée Maia.

Cette disposition relative des troisindividualités insulaires réunies dansle même.groupe, correspond à celle quePtolémée leur assigne sur ses cartes,mettant Pontia dans lest-sud-est deMisynos , puis Gaia au sud de Pontia.Et lon ne peut douter, daprès unetelle similitude, quil ny ait identitébien constatée, non-seulement entreMaia de lun et Gaia de lautre (toutela différence des noms pouvant iciêtre le résultat dune erreur décri-ture), mais encore entre le rocher in-nommé ou simplement appelé Sco-petites par antonomase dans le Sta-diasme, et celui que Ptolémée ainscrit en ses tables sous le nom deMisynos. Cette correspondance a déjàété reconnue par Mannert, et nous nepouvons que nous accorder entière-ment avec lui sur ce point.

Et maintenant, si nous cherchons, àtravers les âges, les synonymies géo-graphiques des trois dénominationsanciennes que nous venons de rappe-ler, nous naurons à consigner ici quele nom 6!Ile aux Oiseaux, donné augroupe entier ou à la principale desîles qui le composent, sur les vieillescartes, depuis celle de la bibliothèquede Charles V jusqu'à celles de Livio Sanuto , et dautres plus récentes, maisaujourdhui surannées.

Quant aux relèvements modernes,ils ne nous fournissent que les nomsde Gara et de Ishaifa pour répondreà ceux de Pontia et de Gaia; maisnous devons au moins aux frères Bee-chey davoir esquissé en quelques motsune description de ces deux îles, quils

dans un volume destiné à faire suite auxprécédentes éditions des Petits Géographesgrecs.

observèrent du rivage avec leurs lu-nettes. Garai est à six milles au largede la côte ; elle a un mille environ dediamètre; mais les brisants dont elleest flanquée à lest et à louest, et quisétendent à une distance considéra-ble, donnent lieu de penser quelle étaitjadis bien plus grande quelle ne le pa-raît aujourdhui ; elle sélève du seindes eaux en montagnes blanches, très-abruptes en certaines parties, et cou-ronnées à leur sommet dun plateauverdoyant, sur lequel semblaient semontrer quelques vestiges de cons-tructions. Quant à Ishaifa , cest unrocher dupe blancheur remarquable,haut denviron quarante pieds, escarpéde tous côtés, entouré dailleurs debrisants qui en rendent labord diffi-cile : il nest guère quà un mille durivage.

CES ILES BLANCHES.

Non loin des îles Pontiennes, enpoursuivant notre route vers le fondde la Syrte de Cyrène, nous arrive-rons, guidés par Scylax , à dautresîles encore, appelées Blanches, aprèslesquelles on atteint immédiatementles Autels des Philènes. On se trouvealors tout au fond du golfe, et cestpeut-être au dernier îlot quil faut ap-pliquer le nom d 'Euteletos, rapportépar le seul Pomponius Mêla . Quoiquil en soit de cette dénominationdont le sens paraît désigner, en effet,le terme nous sommes parvenus, silon veut mesurer alors létendue en-tière du golfe depuis Bérénice et lefleuve Cinyps qui, vers lest et verslouest, en marquent respectivement leslimites, jusquau point il senfoncele plus profondément dans les terres ,on comptera dans un sens trois jourset trois nuits de navigation directe en-tre Bérénice des Hespérides et les Au-tels des Philènes, et dans lautresens, quatre jours et quatre nuits en-tre le fleuve Cinyps et les îles Blanches.

Saurons - nous retrouver dans lesrelèvements modernes les îles ainsiappelées par Scylax ? Nous y rencon-trons, en effet, tout au fond du golfe,deux îles distinctes, avec les noms de