Buch 
Iles de l'Afrique / par M. d'Avezac ; avec la collaboration de MM. de Froberville, Frédéric Lacroix, F. Hoefer, Mac Carthy, Victor Charlier ; Iles Madagascar, Bourbon et Maurice
Seite
32
JPEG-Download
 

32

LUNIVERS.

toute leur science nautique se bornantà un cabotage toujours en vue deterre. Mais enfin la tempête sapaisa ,et ils eurent la bonne fortune daper-cevoir une île, iis vinrent atterrir,et quils appelèrent Porto Santo ; illeur sembla quen leur offrant uneterre en ces lieux inespérés, Dieu laleur accordait non-seulement pour leursalut, mais aussi pour le bien et le pro-fit de leur pays, tant son aspect et saposition leur parurent favorables,outre lavantage quelle avait de nêtrepoint peuplée de sauvages comme lé-taient alors les Canaries , dont ilsavaient déjà connaissance. Ils vinrentrendre compte de leur découverte auprince Henri, qui les renvoya pourcoloniser cette île nouvelle. Au boutde deux ans, ils poussèrent une explo-ration vers le nord-ouest, ils aper-cevaient une tache noire à lhorizon :cétait une autre île, dont ils prirentpossession, et à laquelle, dit Barros,ils donnèrent le nom portugais de Ma-deira, ou bois de haute futaie, à causedes forêts épaisses dont elle était cou-verte.

Cependant linfant ne perdait pointde vue le passage tant désiré du capBoyador ; et, (tendant douze annéesconsecutives, il envoya à grands fraisdes navires de ce côté, sans que ja-mais il sen trouvât aucun qui osâttenter de doubler le cap. Le chroni-queur officiel de la conquête de Gui­ née , Gomes Eannes de Zurara , nousdonne, sur les efforts opiniâtres duprince, des détails précieux, dont nousne pouvons que résumer ici les traitsprincipaux. « Enfin, après douze ans,«dit Zurara , l'infant arma un navire« dont il donna le commandement à« Gil Eannes , son écuyer; mais ce-« lui-ci, frappé de la même crainte«que ses devanciers, n'arriva quaux« îles Canarie, d il ramena quel-« ques captifs. Cétait en lannée 1433«de Jésus-Christ . Lannée suivante,« linfant arma de nouveau le même« navire, et faisant appeler Gil Eannes,« il lui donna pour mission spéciale« de doubler le cap, tenant pour suffi-«sant ce résultat seul du voyage.

« Aussi Gil Eannes prit-il la résolu-« tion de ne plus reparaître devantsm« prince sans avoir accompli sa tâche;

« et il tint parole, car cette fois, lira-« vaut tout danger, il passa le cap:

« laction était, au fond, peu de choit'« en soi, mais elle fut réputée grande,

« tant il fallait de hardiesse pour sur-« monter les frayeurs invétérées qui« en avaient jusqualors empêché lac-« complissement.

« Gil Eannes fut, à son retour, g»

« pieusement accueilli, noblement et« richement récompensé. Linfant lit« alors armer un second bâtiment,

« dans lequel il envoya Alphonse Gon-« çalvez Baldaya, son échanson,ei« même temps quil renvoyait Gil«Eannes avec son navire, pour ails« de nouveau à la découverte; ce quils|« exécutèrent en dépassant cette foi ;« le cap de cinquante lieues. »

Linfant chargea encore AlphonseGonçalvez Baldaya dune nouvelles-pédition: « le même bâtiment fut pré-«paré; et, dans ce voyage, on alla«soixante et dix lieues au delà du« point lon sétait arrêté la précé-« dente fois , cest-à-dire, jusquà cent« vingt lieues du cap, lon trouva« une embouchure comme celle dun«grand fleuve, senfonçant de huil« lieues dans les terres. Poursuivant« sa route jusquà cinquante lieues« plus loin encore, Alphonse Gonçal-« vez arriva à une pointe formée par« un- rocher qui, de loin, ressemblait« à une galère, ce qui a fait appela« désormais ce lieu le port de la Ga-« 1ère (o puerto da Galè)\ ce fut eut« lannée 1436 de Jésus-Christ . » j j

Cette embouchure de fleuve nestautre que le Rio do Ouro, ainsi nommeen divers endroits par Zurara , qui*dit cependant nulle part comment tenom a été donné. Mais Jean de. Bat;ros assure que cet estuaire fut ainsiappelé à cause du premier or en pou-dre que les Portugais y reçurent po [la rançon des prisonniers niant®quils ramenèrent en cet endroit danla campagne de 1442.

Ainsi lhistoire des navigations®'treprises au long des côtes dAlnî 1

sousteurzièmne funeSebtrentatteituaiina n

m

SI

dau

Port

leur

pari

les

ta

pou

pré

tioi

glo

tiV

da

<!

f»j

mi

gai

alo

qui

Cai

de

per

I

çai

pn

drt

cel

qui

pai

de'

éci

«s

«1

«a

, i« (« i

«