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Grand-Maître et une ovation à la Maltaise ouplutôt à l’Arabe, c’est-à-dire une sérénade dansle port où les violons et les guitares retentirenttoute la nuit en son honneur.
Aussi ardent au plaisir qu’à la guerre, le cha-valier de Forell, entre deux caravanes, aimait às’égarer dans les jardins de Païenne, sur les pasdes spirituelles duchesses qui ornaient la courdu prince Gorsini Vice roi de Sicile pour sa Ma-jesté catholique (1). Le grand air de Joseph deForell, sa belle taille et la vivacité de sa parole,jointe à une gaîté communicative, exerçaient uneséduction véritable sur son entourage.
A Syracuse, à Messine où les capitaines degalères relâchaient d’habitude pour faire les pro-visions de bouche de la Religion, et se livrer aucommerce de l’huile ou du blé, malgré la dé-fense expresse des statuts de l’Ordre, Forelltrouvait de nouvelles occasions de satisfaire songoût pour les plaisirs dans les fêtes que don-naient tour à tour en son honneur Zitiéri, le gou-verneur de Syracuse , le prince de Villa-Franca,et le comte Faraone, beau-frère du prince Dies-bach.
Mais de retour à Malte, Renaud oubliait Ar-mide et devenait le bras droit du Grand-Maître,le Portugais Don Manoël de Vilhena. Ce prince,