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le récit d’un événement terrible tontes les circons-tances , quelquefois plaisantes, relatives auxmœurs de la nation russe ; et je sentis alors quece rapport, avec ces mœurs, était le vrai pointde vue sous lequel il fallait envisager cet évé-nement. Les fréquentes questions que vous mefaisiez l’un et l’autre, dirigeaient, pour ainsidire, mon récit, et me forçaient à mêler de l’in-dulgence et du badinage à des narrations plusimportantes et plus sévères. Tel est, en effet,le genre de cette histoire, oit vous avez vouluque je conservasse l’esprit et le ton même que«ette conversation avait donnés à mon récit.
Peut-être, en effet, qu’un événement siétrange exigeait un genre singulier de narration.L’importance des différens intérêts, puisqu’il6’agit ici d’un empire, la singularité de l’action,l’horreur de la catastrophe, le nom de CatherimvIIdonnent, il est vrai, à cette révolution, de lagrandeur et de la célébrité; mais la frivolité des'intrigues qui en ont été les ressorts, la licencedes mœurs russes, et les puérilités qui ont perdule malheureux empereur Pierre III, ne pouvaientêtre racontées d’un style sérieux et soutenu: lesreprésenter par des traits généraux, comme cet