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( Ï.I )
l ! arjnée's'approchant, la cour prête à se .-sépa-rer,, eût craint 4e mettre .,entre les plaisirs unseul jour d'intervalle. La aiation russe est oisive,gaie, dissolue.; et quoique la douceur du dernierrègne eût donné, quelque politesse aux esprits etquelque ..décence aux mœurs, le temps n’étaitpas éloigné où cette cour .barbare avait célébré,par une fête, la noce d'un bouffon avec uneçhèvre. La nouvelle cour.prit.douc aisément l’airet le ton d’un corps de £arde en .joie. Les sixmois de ce règne ne furent qu’un long festin.Des femmes charmantes s'échauffaient de bièreanglaise et de fumée de tabac, sans que l’empe-reur leur permît de retourner chez elles un seulinstant du jour : tombant de fatigues et .de veil-les, elles s’endormaient, couchées sur des sophas,au milieu de ces bruyantes orgies. Les comédien-nes et les danseuses, toutes étrangères , furentsauvent admises dans ces festins publics; et,sur la plainte que les 4ames de la cour en firentporter à l’empereur .par sa maîtresse , il répon-dit: “ que, parmi les femmes, il n’y a poîn,t„ de rang Dans la licence même de ces fêtes,dans ses plus intimes familiarités avec les Rus-ses , il /aidait éclater sou mépris, pour eux par