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par-toiit sous ses yeux, et pourtant jamais intri-gue ne Fut conduite avec plus d’art et de réserve.Dans une eoivr défiante ,• elle ne fut jamais soup-çonnée. Seulement-,- quand- Orl»f- monta; tout-à-*oup au rang sitprême, 1-es courtisans avouèrentque c’était leur faute de ne s’en être point aper-çus : on- se- rappela îles signes inintelligence ; oneita des occasions- où on aurait dû- être éclairé.Mais il résulte uniquement de' ces remarquestardives,- que les deux amans avaient eu- long-temps le plaisir de's’entendre- seuls,- et sans queleur Hvtelligenee fût trahie. Ainsi vivait lagrande-duchesse, tandis qnëTEurope entière van-'tait, et hr fierté de son-cœur, et-sa constance unpeu- romanesque.
La princesse Daschkof est la cadette de troissœurs célèbres 1 :' l’une est cette comtesse- Bu-*turlin,. dont les voyages ont fait connaître entant d’endroits sa beauté, son esprit et ses' galan-teries ï l’autre, Elisabeth Woronzof, est cette-maîtresse que le grand-duc avait trouvée parmiles fri’itks de la-cour, ou filles d’honneur. Toutestrois étaient nièces du nouveau grand-chancelier,-qui ayant poussé jusq-ues-ià sa fortune par trenteans d’assiduités , de services et de souplesses, eu-