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des gardes, et dans l’aHtre , une convocation desgrands.
Grlof, pour tramer des complots , ii’etvt.qidàcontinuer sa manière de vivre. Ses premiers com-plices fureiit ses frères et «on intime f ini, nom-mé Bibikof. Ces cinq hommes, certains de leurfortune ou de 4cur mort , vendirent tout ce quepossédait -leur famille , et se répandirent danstous les cabarets. L’habileté qu’avait eue l’im-pératrice de mettre entre les mains d’ûrlof la«caisse de l’artillerie, leur procura des -fonds plusconsidérables, avec lesquels ils se prêtèrent àtoutes les passions des soldats. Dans la disposi-tion générale où étaient les esprits , il Eut aiséde leur donner un mouvement commun. Ils«semèrent-dans tous les régimens les inécontente-•mens et la sédition ; ils inspirèrent la pitié pourl’impératrice, et J le désir de -vivre sous son auto-rité : pour être assurés du premier coup de main,•ils gagnèrent deux compagnies entières du régi-ment des gardes Ismaïlof, et reçurent des soldatsun serment sur le crucifix ; iis voulurent même,à tout événement , s’assurer de -leur colonel ,sachant bien que , par son caractère, il ne pen-serait ni à trahir la conjuration, ni à s’en rendre-