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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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ET LE LIBAN .

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les fatigues et les défaillances dune atmosphère em-brasée; quand lair manque aux poumons ou les bride,le lia/.-Beyrouth est désert. Cest sur les terrasses desmaisons de la ville que les habitants viennent attendrequelque souffle bienfaisant de la brise. De, on voit lesoleil se coucher dans la mer au milieu dune vapeurrougeâtre. Au moment il disparaît, chacun des vais-seaux de guerre eu station dans le port tire un coupde canon, et tous les pavillons tombent subitement duliant des mâts. Dans les casernes résonnent les roule-ments de tambour qui terminent la [mère militaire, etqui sinterrompent par trois fois pour laisser pousseraux soldats réunis trois liouras à la gloire du sultan.Puis tout rentre dans le silence. Ce moment a une es-pèce de solennité. Toute cette population répanduesur les toits a lair dattendre quelque phénomène ex-traordinaire. On dirait que la nuit va rendre la vie etla respiration à tout ce pays énervé. Mais souventlattente est vaine, et tout reste plongé dans une inertiesemblable à la mort.

On voit déjà à Beyrouth quelques-uns de ces chevauxarabes de grande race qui sont merveilleux dintelli-gence et de beauté. Cest un véritable plaisir que de voirun de ces animaux superbes passer comme une appu-

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