203
par quelques escaliers h une cour dallée sur laquelles’ouvre l’entrée de l’église.
Un des côtés de cette cour est occupé par la façade.Elle a heureusement échappé aux désastres de 1807, eton peut encore la contempler telle qu’elle fut autrefois,avec ses niches et ses colonnettes byzantines. L’incendiea donc peu changé a l’aspect extérieur de l’église,puisque tout le reste est enclavé et muré, pour ainsidire, par des maisons ou par le couvent grec. Les ar-chitectes modernes ont fidèlement respecté l’anciennedisposition de l’édifice, mais il a sans doute perdubeaucoup de son élégance primitive.
En pénétrant dans l’église, on est frappé d’un spec-tacle singulier: l’irrégularité du monument qu’a exigéela disposition du terrain-, l’irrégularité du pavé del’église qui est coupé par le sépulcre et par des esca-liers, les galeries qui s’ouvrent de toutes parts, lenombre des chapelles et la profusion des ornementsôtent a l’édifice cette ampleur et cette gravité religieusequ’on désirerait dans un lieu pareil. Heureusement lagrandeur des pensées qui envahissent l’esprit suppléeau défaut de solennité du monument.
On va donc, du premier pas, s’agenouiller devant letombeau de Jésus-Christ . Il est surmonté d’un monu-