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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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DAMAS.

dés quon pend au cou des chevaux avec des amu-lettes.

Ce quartier est le plus gai et le plus agréable de laville; les rues en sont larges et ornées de sycomores,de trembles et de platanes. Quelques-uns de ces arbressont dune grosseur extraordinaire, mais nul dentreeux négale le grand platane planté 'a lentrée dubazar des selles ; son tronc a plus de trente piedsde circonférence, et ses branches vigoureuses, qui sé-tendent de toutes parts, couvrent un espace immense.

Cest aussi que lon trouve ces cafés si renommésqui prêtent à la nonchalance orientale des abris pleinsde grâce et de fraîcheur. Chacun deux a sa physiono-mie particulière ; la fantaisie arabe y a déployé toutesles ressources de son génie capricieux. Cest ordinaire-ment auprès dun des nombreux cours deau qui sillon-nent la ville que se cachent ces poétiques retraites.Quelques-unes dentre elles sont de petits jardins, au-dessus desquels deux vignes énormes étendent un toitde verdure soutenu par leurs deux ceps entrelacés,semblables à une colonne torse. La rivière qui les côtoieest bordée darbustes, de buissons de myrte, de sauleset de peupliers nains. Un kiosque est ménagé au-dessusdu ruisseau ; de le regard se perd dans les contours