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DAMAS.
dés qu’on pend au cou des chevaux avec des amu-lettes.
Ce quartier est le plus gai et le plus agréable de laville; les rues en sont larges et ornées de sycomores,de trembles et de platanes. Quelques-uns de ces arbressont d’une grosseur extraordinaire, mais nul d’entreeux n’égale le grand platane planté 'a l’entrée dubazar des selles ; son tronc a plus de trente piedsde circonférence, et ses branches vigoureuses, qui s’é-tendent de toutes parts, couvrent un espace immense.
C’est là aussi que l’on trouve ces cafés si renommésqui prêtent à la nonchalance orientale des abris pleinsde grâce et de fraîcheur. Chacun d’eux a sa physiono-mie particulière ; la fantaisie arabe y a déployé toutesles ressources de son génie capricieux. C’est ordinaire-ment auprès d’un des nombreux cours d’eau qui sillon-nent la ville que se cachent ces poétiques retraites.Quelques-unes d’entre elles sont de petits jardins, au-dessus desquels deux vignes énormes étendent un toitde verdure soutenu par leurs deux ceps entrelacés,semblables à une colonne torse. La rivière qui les côtoieest bordée d’arbustes, de buissons de myrte, de sauleset de peupliers nains. Un kiosque est ménagé au-dessusdu ruisseau ; de là le regard se perd dans les contours