liAALBEK.
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blocs énormes qui sont encadrés dans le mur d’en-ceinte ?
Quoi qu’il en soit, ces ruines offrent un spectacle sin-gulier, ainsi perdues dans un village construit avec dela boue et peuplé de paysans grossiers. Leur magnifi-cence semble s’accroître encore, en présence de lamisère et de l’infimité de ces huttes chétives où leshommes vivent pêle-mêle avec les animaux.
La ville d’iléliopolis, qui paraît avoir été une desplus grandes cités de la Syrie , était encore très-consi-dérable du temps des khalifs, sous le nom de Baalbek ,cpii est la traduction arabe de son nom grec. LorsqueKobcrt Wood la visita, elle renfermait encore cinq millehabitants. Aujourd’hui, la ville du Soleil est tout il faitdéchue; elle ne forme plus qu’un amas de tristes ma-sures habitées par quelques centaines de paysans de lareligion grecque, régis par un évêque. On distingue en-core, autour d’elle, les restes des remparts qui l’ontentourée au moyen âge. Ils s’élèvent sur la colline quidomine le village, traçant un long sillon de débris, puisviennent des deux côtés rejoindre la citadelle.
Un petit temple circulaire, qu’on avait convertiautrefois en église grecque, est situé au milieu duvillage. Le corps du (eniplc forme un cercle, entouré