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16 (1830) Lettre à M. de Beaumont / de J.J. Rousseau ; mises dans un nouvel ordre avec des notes historiques, et des éclaircissements; par V.D. Musset-Pathay
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A M. DE BEAUMONT.

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quil faille tant de témoignages humains pour certi-fier la parole divine : « Que dhommes, dit-il, entre31 Dieu et moi (*) ! »

Vous répondez : <c Pour que cette plainte fut sen-ii sée , M. T. C. F., il faudroit pouvoir conclure3> que la révélation est fausse dès quelle na point3) été faite à chaque homme en particulier ; il fau-3> droit pouvoir dire : Dieu ne peut exiger de moi3» que je croie ce quon massure quil a dit, dès que31 ce nest pas directement à moi quil a adressé saî) parole (à). »

Et, tout au contraire , cette plainte nest senséequen admettant la vérité de la révélation : car, sivous la supposez fausse , quelle plainte avez-vous afaire du moyen dont Dieu sest servi, puisquil nesen est servi daucun? Vous doit-il compte des trom-peries dun imposteur ? Quand vous vous laissez du-per, c'est votre faute, et non pas la sienne. Maislorsque Dieu, maître du choix de ses moyens, enchoisit par préférence qui exigent de notre part tantde savoir et de si profondes discussions , le vicairea-t-il tort de dire : a Voyons toutefois , examinons,3 > comparons, vérifions. Oh ! si Dieu eût daigné» me dispenser de tout ce travail, len aurois-jes» servi de moins bon cœur (**) ?»

Monseigneur, votre mineure est admirable : il fautla transcrire ici toute entière : jaime à rapportervos propres termes ; cest ma plus grande méchanceté.

(*) Émile.

(a) Mandement , § xv. (**) Emile.16 .

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