A M. DE BEAUMONT.
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qu’il faille tant de témoignages humains pour certi-fier la parole divine : « Que d’hommes, dit-il, entre31 Dieu et moi (*) ! »
Vous répondez : <c Pour que cette plainte fut sen-ii sée , M. T. C. F., il faudroit pouvoir conclure3> que la révélation est fausse dès qu’elle n’a point3) été faite à chaque homme en particulier ; il fau-3> droit pouvoir dire : Dieu ne peut exiger de moi3» que je croie ce qu’on m’assure qu’il a dit, dès que31 ce n’est pas directement à moi qu’il a adressé saî) parole (à). »
Et, tout au contraire , cette plainte n’est senséequ’en admettant la vérité de la révélation : car, sivous la supposez fausse , quelle plainte avez-vous afaire du moyen dont Dieu s’est servi, puisqu’il nes’en est servi d’aucun? Vous doit-il compte des trom-peries d’un imposteur ? Quand vous vous laissez du-per, c'est votre faute, et non pas la sienne. Maislorsque Dieu, maître du choix de ses moyens, enchoisit par préférence qui exigent de notre part tantde savoir et de si profondes discussions , le vicairea-t-il tort de dire : a Voyons toutefois , examinons,3 > comparons, vérifions. Oh ! si Dieu eût daigné» me dispenser de tout ce travail, l’en aurois-jes» servi de moins bon cœur (**) ?»
Monseigneur, votre mineure est admirable : il fautla transcrire ici toute entière : j’aime à rapportervos propres termes ; c’est ma plus grande méchanceté.
(*) Émile.
(a) Mandement , § xv. (**) — Emile.16 .
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