A M. DE BEAUMONT. 137
la mienne ou de la vôtre est la plus facile a trou-ver ici.
Plus j’avance, plus les points à traiter deviennentintéressants. Il faut donc continuer a vous trans-crire. Je voudrois, dans des discussions de cetteimportance , ne pas omettre un de vos mots.
u On croiroit qu’après les plus grands effortsr> pour décréditer les témoignages humains qui at-n testent la révélation chrétienne , le même auteury défère cependant de la manière la plus positive ,» la plus solennelle. »
On auroit raison, sans doute, puisque je tienspour révélée toute doctrine où je reconnois l’espritde Dieu. Il faut seulement ôter l’amplnbologie devotre phrase ; car si le verbe relatif y défère se rap-porte à la révélation chrétienne, vous avez raisonmais s'il se rapporte aux témoignages humains , vousavez tort. Quoi qu’il en soit, je prends acte de votretémoignage contre ceux qui osent dire que je rejettetoute révélation , comme si c’étoit rejetter une doc-trine que de la reconnoître sujette à des difficultésinsolubles a L’esprit humain • comme si c’étoit la re-jeter que ne pas l’admettre sur le témoignage deshommes, lorsqu’on a d’autres preuves équivalentesou supérieures qui dispensent de celle-là î II est vraique vous dites conditionnellement, On croiroit :mais on croiroit signifie on croit , lorsque la raisond’exception pour ne pas croire se réduit a rien ,comme on verra ci-après de la vôtre. Commençonspar la preuve affirmative.
• « Il faut, pour vous en convaincre, M. T. C. F.,