A M. DE BEAUMONT.
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» j'en préchois la charité, bien détruite par les prê-» très), peindre la beauté des vertus qu’il éteignoit« dans l’âme de ses lecteurs. (Ameshonnêtes, est-il» vrai que j’éteins en vous l’amour des vertus?)
» Il s’est fait le précepteur du genre humain pour» le tromper, le moniteur public pour égarer toutle» monde, l’oracle du siècle pour achever de le per-» dre. (Je viens d’examiner comment vous avez» prouvé tout cela. ) Dans un ouvrage sur l'inéga-» lité des conditions ( pourquoi des conditions ? ce» n’est là ni mon sujet ni mon titre ), il avoit ra-» baissé l’homme jusqu’au rang des bêtes. (Lequel» de nous deux l’élève ou l’abaisse, dans l’alterna-» tive d’être bête ou méchant?) Dans une autre» production plus récente il avoit insinué le poison» de la volupté. (Eh! queue puis-je aux horreurs» de la débauche substituer le charme de la vo-» lupté! Mais rassurez-vous, monseigneur ; vos prê-» très sont à l’épreuve de l’Héloïse ; ils ont pour» préservatif l’Aloïsia. ) Dans celui-ci, il s’empare« des premiers moments de l’homme afin d’établir» l’empire de l’irréligion. ( Cette imputation a déjà» été examinée.) »
Voilà, monseigneur, comment vous me traitez, etbien plus cruellement encore, moi que vous ne con-noissez point, et que vous ne jugez que sur des ouï-dire. Est-ce donc là la morale de cet Évangile dontvous vous portez pour le défenseur? Accordons quevous voulez préserver votre troupeau du poison demon livre : pourquoi des personnalités contre l’au-teur? J’ignore quel effet vous attendez d’une con-