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Tome I.
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PREMIER DIALOGUE.

Le Fr. Jamais.

Roess. est-cc quil la fait imprimer ?

Le Fr. Nulle part.

Roess. Ma foi, je ne vous entends point.

Le Fr. Cest une espèce de farce quil écrivit ja-dis ii la hilte et presque impromptu à la campagne ,dans un moment de gaieté, quil na pas mêmedaigné corriger, et que nos messieurs lui ont voléecomme beaucoup dautres ohoses qu'ils ajustent en-suite h leur façon pour lédification publique.

Roess. Mais comment ce vers est-il employé danscette pièce ? Est-ce lui-même qui le prononce ?

Le Fr. Non ; cest une jeune fille qui, se croyanttrahie par son amant, le dit dans un moment dedépit pour sencourager à intercepter, ouvrir etgarder une lettre écrite par cet amant il sa rivale.

Rouss. Quoi ! monsieur, un mot dit par une jeunefille amoureuse et piquée, dans lintrigue galantedune farce écrite autrefois à la bête, et qui na éténi corrigée, ni imprimée , ni représentée ; ce mot enl'air dont elle appuie, dans sa colère, un acte quide sa part nest pas môme une trahison; ce mot,dont il vous plaît de faire une maxime de Jean-Jac-ques, est Tunique autorité sur laquelle vos messieursont ourdi laffreux tissu de trahisons dont il est en-veloppé? Voudriez-vous que je répondisse à celasérieusement?Me lavez-vous dit sérieusement vous-même? Non; votre air seul, en le prononçant, meilispcnsoit dy -répondre. Eh ! quon lui doive ou nonde ne pas le trahir ; tout homme dhonneur ne sedoit-il pas à lui-même de nêtre un traître envers

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