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PREMIER DIALOGUE.
Le Fr . Oh ! moi, je n'avois pas besoin fie le voirpour le connoître. Je le connois par ses œuvres ;c’en est assez et même trop.
Rouss. Que pensez-vous de ceux qui, tout aussi idécidés que vous sur son compte, ne laissent pasde le fréquenter, de l’obséder, et de vouloir s’in-troduire à toute force dans sa plus intime familia-rité ?
Le Fr. Je vois que vous n’êtes pas content de la |réponse que j’ai déjà faite à cette question. !
Rouas. Ni vous non plus, je le vois aussi. J’aidonc mes raisons pour y revenir. Presque tout ceque vous m’avez dit dans cet entretien me prouveque vous n’y parliez pas de vous-même. Aprèsavoir appris de vous les sentiments d’autrui, n’ap.prendrois-je jamais les vôtres? Je le vois, vous fei- jgnez d’établir des maximes que vous seriez au !désespoir d’adopter. Parlez-moi donc enfin plusfranchement.
Le Fr. Écoutez : je n’aime pas Jean-Jacques,mais je hais encore plus l’injustice, encore plus latrahison. Vous m’avez dit des choses qui me frap-pent , et auxquelles je veux réfléchir. Vous refu-siez de voir cet’ infortuné ; vous vous y déterminez 'maintenant. J’ai rcfhsè de lire scs livres; je jneravise ainsi que vous , ci; pour cause. Voyezl’homme , je lirai les livres ; après quoi nous nousreverrons. j
PIN DU PREMIER DIALOGUE.