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SECOND DIALOGUE.
qui, dans les premiers moments, se concentre avecforce autour de son cœur.
Itocss. Mes observations, dont vous tirez ce ré-sultat, m’en fournissent un tout contraire. Il estcertain qu’il ne s’affecte pas généralement, commetous nos auteurs, de toutes les questions un peufines qui se présentent, et' qu'il ne suffit pas, pourqu’une discussion l’intéresse, que l’esprit puisse ybriller. J’ai toujours vu, j’en conviens, que pourvaincre sa paresse à parler, et l’émouvoir dans laconversation , il falloit un autre intérêt que celui dela vanité du babil ; mais je n’ai guère vu que cet in-térêt, capable de l’animer, fût son intérêt propre,celui de son individu. Au contraire, quand il s’agitde lui, soit qu’on le cajole par des flatteries, soitqu’on cherche à l’outrager à mots couverts, je luiai toujours trouvé un air nonchalant et dédaigneux,qui ne montroit pas qu’il fit un grand cas de tous cesdiscours , ni de ceux qui les lui tenoient, ni de leursopinions sur son compte ; mais l’intérêt plus grand,plus noble qui l’anime et le passionne, est celui dela justice et de la vérité ; et je ne l’ai jamais vu écou-ter de sang froid toute doctrine qu'il crût nuisibleau bien public. Son embarras de parler peut sou-vent l’empêcher de se commettre, lui et la bonnecause, vis-à-vis ses brillants péroreurs qui saventhabiller en termes séduisants et magnifiques leurcruelle philosophie ; mais il est aisé de voir alorsl’effort qu’il fait pour se taire, et combien son cœursouffre à laisser propager des erreurs qu’il croit fu-nestes au genre humain. Défenseur indiscret du foi-