PRÉFACE.
Un éditeur a sans doute des devoirs à remplir, maiscomme ils ne sont prescrits nulle part, il semble avoirla faculté d’en borner le nombre, de les rendre plusou moins rigoureux , plus ou moins étendus, parcequ’ils dépendent des engagements qu’il contracte,comme ces engagements dépendent de sa volonté (*).Mais quoiqu’on se taise sur ces devoirs, ils peuventêtre tous compris dans les deux conditions suivantes :
1°. Mettre de l’ordre dans les ouvragesj en repro-duire le texte dans toute sa pureté; et, quand il abesoin de quelques éclaircissements, les donner.
Faire, autant que possible, connoître l’auteurlorsqu’on n’est point d’accord sur sa personne, soncaractère , ses intentions, ou l’objet qu’il s’est pro-posé.
Telles sont les obligations que nous voudrions
(*) Après avoir parlé d’Érasme comme d’un grand éditeurdes anciens, les auteurs du Dictionnaire de Trévoux ajoutentque , pour être bon éditeur des ouvrages des anciens, il fautsavoir plus que lire les vieux manuscrits. Dans leur article ün’est point question des modernes.
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