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Tome I.
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LETTRE

écrit, les articles du luxe, de la guerre, des aca-démies , de l'éducation ; lisez la prosopopée deLouis-le-Grand et celle de Fabricius; enfin, lisezla conclusion de M. Gautier et la jnienne, et vouscomprendrez ce que je veux dire.

3°. Je pense en tout si différemment de M. Gau-tier, que , sil me falloit relever tous les endroitsnous ne sommes pas de même avis , je serois obligéde le combattre, même dans les choses que jauroisdites comme lui, et cela me donneroit un air con-trariant que je voudrois bien pouvoir éviter. Parexemple, en parlant de la politesse , il fait entendretrès-clairement que , pour devenir homme de bien,il est bon de commencer par être hypocrite, et quela fausseté est un chemin sûr pour arriver à la vertu.Il dit encore que les vices ornés par la politesse nesont pas contagieux, comme ils le seroient sils seprésentoient de front avec rusticité ; que l'art de pé-nétrer les hommes a fait le même progrès que ce-lui de se déguiser ; quon est convaincu quil ne fautpas compter sur eux, à moins quon ne leur plaiseou quon ne leur soit utile ; quon sait évaluer lesoffres spécieuses de la politesse; cest-à-dire , sansdoute, que quand deux hommes se font des com-pliments , et que lun dit à lautre dans le fond deson cœur : « Je vous traite comme un sot, et je mej> moque de vous; « l'autre lui répond dans le fonddu sien : » Je sais que vous mentez impudemment ;)» mais je vous le rends de mon mieux. » Si javoisvoulu employer la plus amère ironie, jen aurois pudire à peu près autant.