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Tome II.
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DU DUC DORLÉANS.

peignant orné de vertus beaucoup plus sublimes,que j'entreprends de modérer votre juste affliction.A Dieu ne plaise quune insensée présomptionde mes forces soit le principe de cet espoir! Il estétabli sur des fondements plus raisonnables et plussolides : cest de la pitié de vos cœurs, cest desmaximes consolantes du christianisme , cest desdétails édifiants qui me restent a vous faire, queje tire ma confiance. Religion sainte, refuge tou-jours sûr et toujours ouvert aux cœurs affligés, venezpénétrer les nôtres de vos divines vérités-, faites-noussentir tout le néant des choses humaines, inspirez-nous le dédain que nous devons avoir pour cettevallée de larmes, pour cette courte vie qui nestqu'un passage pour arriver à celle qui ne finitpoint: et remplissez nos âmes de cette douce espé-rance , que le serviteur de Dieu , qui a tant fait pourvous, jouit en paix, dans le séjour des bienheureux,du prix de ses vertus et de ses travaux.

Que ces idées sont consolantes! Quil est doux depenser quaprbs avoir goûté dans cette vie le plaisirtouchant de bien faire, nous en recevrons encoredans Vautre la récompense éternelle ! 11 faut plus, ilest vrai, que de bonnes actions pour y prétendre ;et cest cela même qui doit animer notre confiance.Le duc d'Orléans, avec les vertus dont jai parlé,neut encore été qu'un grand homme ; mais il reçutavec cl es la foi qui les sanctifie, et rien ne lui man-qua pour être un chrétien. *

Cette foi puissante, qui nest pourtant rien sansles œuvres, mais sans laquelle les œuvres ne sont