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Tome III.
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AVIS DE I/ÉDITEÜR.

» vertu ou le développement de quelque vérité cliré-» tienne ; le discours académique, la discussion» d'un trait de morale ou de littérature; la liaran-» guc , un hommage rendu au mérite en dignité; le« panégyrique, le tableau delà vie d'un homme re-» conunandable par ses actions et par scs moeurs. *Ce mot discours est tellement générique quon aquelquefois ainsi appelé de ce nom des pièces devers, et Horace ne donnoit point d'autre litre à sessatires (sci'tnones ). u Les critiques se sont partagés,» dit lauteur que nous avons cité , sur la raison» qu'eut ce poète d'employer le nom de discours,» qui semble plus convenir à la prose qu'à la poésie.» L'opinion du P. Le Bossu paroit la mieux fondée ;» il pense que la simple observation de tout ce qui» concerne purement les règles de la prosodie, telle» quon la trouve dans Térencc , Plaute , et dans les» satires d'Horace } ne sullit pas pour constituer ce» qu'on appelle poésie, pour déterminer un ouvrage» à être vraiment poétique, et comme tel distingué»> de la prose, à moins quil nait quelque ton ou ca-» ractèrc plus particulier de poésie, qui tienne un» peu du sublime. Cest pourquoi Horace appelle» ses satires sei'mones, comme nous dirions discours» en vers et moins éloignés de la prose que les poè-» mes proprement dits. »

Il seroit facile de démontrer que la productionque Jean-Jacques appelle, lorsqu'il en parle dans scsConfessions . lettre à M. dAlembert, remplit toutesles conditions exigées pour former un discours. Maisla conviction naîtra naturellement de la lecture de