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Tome III.
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LETTRE

que vous me le paraissez. Ne prenez point cette in-vitation pour un trait de satire contre vos ministres jeux-mêmes ne doivent pas sen offenser ; en matièrede profession de foi, il est permis à un catholiquede se montrer difficile, sans que des chrétiens dunecommunion contraire puissent légitimement en êtreblessés. LÉglise romaine a un langage consacré surla divinité du Verbe , et nous oblige a regarder im-pitoyablement comme ariens tous ceux qui nem-ploient pas ce langage. Vos pasteurs diront quils nereconnoisscnt pas lÉglise romaine pour leur juge,mais ils souffriront apparemment que je la regardecomme le mien. Par cet accommodement nous se-rons réconciliés les uns avec les autres, et jauraidit vrai sans les-offenscr. Ce qui métonne,, monsieur,cest que des hommes qui se donnent pour zélésdéfenseurs des vérités de la religion catholique, quivoient souvent limpiété et le scandale il ny ena pas même lapparence, qui se piquent sur cesmatières dentendre finesse et de nentendre pointraison, et qui ont lu cette profession de foi de Ge­ nève , en aient été aussi satisfaits que vous, jusquàse croire même obligés den faire léloge. Mais ilsagissoit de rendre tout à la fois ma probité et mareligion suspectes ; tout leur a été bon dans ce des-sein , et ce nétoitpas aux ministres de Genève quilsvouloient nuire. Quoi quil en soit, je ne sais si lesecclésiastiques genevois que vous avez voulu justifiersur leur croyance, seront beaucoup plus contentsde vous quils lont été de moi. et si votre mollesseà les défendre leur plaira plus que ma franchise.