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Tome IV.
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APOLOGIE

Le duel est un usage barbare ; mais, lusage établi,l'honneur de don Diègue mortellement offensé, ilnétoit pas plus permis au Cid de pardonner linsultefaite à son père, que de lui enfoncer lui-même lepoignard dans le sein. Cest donc un acte de vertu,et le devoir le plus sacré de la nature , qui est re-commandé dans cette tragédie, lune des plusmorales et des plus intéressantes qui aient paru suraucun théâtre du monde.

a Si les chefs-dœuvre de ces auteurs ( Corneille » et Molière ) étoient encore à paroître, ils tombe-» roient infailliblement aujourdhui, dit M. Rous-» seau ; et si le public les admire encore , cest plus» par honte de sen dédire, que par un vrai sen-» timent de leurs beautés. »

M. Rousseau a-t-il pu croire, a-t-il voulu nouspersuader que nous faisons semblant de rire, depleurer, de frémir à ces spectacles? Et le public ,pour savoir sil samuse ou sil est ému, sera-t-ilobligé de demander, comme ce jeune étranger à sonmentor : Mon gouverneur, ai-jq bien du plaisir?M. Rousseau mérite quon lui réponde plus sérieu-sement ; mais faut-il aussi nous réduire à prouverque Cinna, Polyeucte , le Misanthrope, le Tar­ tufe , etc., nous intéressent et nous enchantent?Quand même limpression en seroit affoiblie , com-bien de causes peuvent y contribuer, qui nont riende commun avec les mœurs ? Lassertion est laconi-que ; la discussion ne le seroit pas.

Sil est vrai que sur nos théâtres la meilleurepièce de Sophocle tomberoit tout à plat, ce nest