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ÉCRITES DE LA MONTAGNE.
celui qu’ils en présument l’auteur ; et ce regard estun décret de prise de corps.
Il est vrai que le même auteur s’égaie a prouverensuite que c'est par pure bonté pour moi qu’ilsm’ont décrété. « Le Conseil, dit-il, pouvoit ajour-» ner personnellement M. Rousseau , il pouvoit» l'assigner pour être ouï, il pouvoit le décréter....» De ces trois partis , le dernier étoit incompa-»> rablement le plus doux.... ce n'étoit au fond5) qu’un avertissement de ne pas revenir , s’il ne« vouloit pas s’exposer à une procédure , ou , s’il« vouloit s’y exposer , de bien préparer ses dé-» fenses (page 31). »
Ainsi plaisantoit, dit Brantôme , l’exécuteur del’infortuné don Carlos , infant d’Espagne . Commele prince crioit et vouloit se débattre ; a Paix , mon-» seigneur , lui disoit - il en l’étranglant, tout ceD qu’on en fait n’est que pour votre bien, v
Mais quelles sont donc ces pratiques et machi-nations dont on m’accuse ? Pratiquer } si j’entendsma langue , c’est se ménager des intelligences se-crètes ; machiner } c’est faire de sourdes menées ,c’est faire ce que certaines gens font contre le chris-tianisme et contre moi. Mais je ne conçois rien demoins secret, rien de moins caché dans le mondeque de publier un livre et d’y mettre son nom.Quand j’ai dit mon sentiment sur quelque matièreque ce fut, je l’ai dit hautement, k la face du public ;je me suis nommé , et puis je suis demeuré tranquilledans ma retraite : on me persuadera difficilementque cela ressemble k des pratiques et machinations.