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LETTRES
négligeroient - ils les précautions qu'ils prennentdans l'art le plus mécanique au sujet du plus vilintérêt ?
Encore une fois, à tant d’autorités, à tant de rai-sons qui prouvent l’illégalité et l’irrégularité d’unetelle procédure , quelle loi , quel édit oppose-t onpour la justifier ? Le seul passage qu’ait pu citerl’auteur des Lettres est celui-ci, dont encore il trans-pose les termes pour en altérer l’esprit :
« Que toutes les remontrances ecclésiastiques se
* fassent en telle sorte, que par le consistoire ne» soit en rien dérogé à l’autorité de la seigneurie» ni de la justice ordinaire ] mais que la puissance» civile demeure en son entier (a). »
Or voici la conséquence qu’il en tire : « Cette or-
* donnance ne suppose donc point, comme on le» fait dans les représentations , que les ministres» de l’Évangile soient, dans ces matières , des juges» plus naturels que les Conseils. » Commençons d’a-bord par remettre le mot Conseil au singulier , etpour cause.
Mais où est-ce que les représentants ont supposéque les ministres de l’Évangile fussent , dans cesmatières, des juges plus naturels que le Conseil(é)?
(a) Ordonnances ecclésiastiques , art. xcvil.
(?>) « L’exameu et la discussion de cette matière , disent-ils» page 42 , appartiennent mieux aux ministres de l'Évangile» qu’au magnifique Conseil. » Quelle est la matière dont il s’a-git dans ce passage ? c’est la question si , sous l'apparence desdoutes, j’ai rassemblé dans mon livre tout ce qui peut tendre à