ÉCRITES DE LA MONTAGNE.
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dont je n’ai jamais besoin, qui ne peut se montrercjue quanti je le lui permets, ni répondre que quandje l’interroge? Quand je l’ai réduit à ce point, nepuis-je pas m’en regarder comme délivré ?
Si l'on dit que la loi de l’état a prévenu l’abolitiondes Conseils généraux en les rendant nécessaires àl’élection des magistrats et à la sanction des nou-veaux édits, je réponds, quant au premier point, quetoute la force du gouvernement étant passée desmains des magistrats élus par le peuple dans cellesdu petit Conseil qu’il n’élit point, et d’où se tirentles principaux de ces magistrats, l’élection et l’as-semblée où elle se fait ne sont plus qu’une vaineformalité sans consistance, et que des Conseils gé-néraux tenus pour cet unique objet peuvent être re-gardés comme nuis. Je réponds encore que, par letour que prennent les choses, il seroit même aiséd’éluder cette loi sans que le cours des affaires enfût arrêté ; car. supposons que, soit par la réjectionde tous les sujets présentés, soit sous d’autres pré-textes , on ne procède point à l’élection des syndics,le Conseil, dans lequel leur juridiction se fond in-sensiblement , ne l’exercera-t-il pas à leur défaut,comme il l’exerce dès à présent indépendammentd’eux? N’ose-t-on pas déjà vous dire que le petitConseil, même sans les syndics, est le gouverne-ment? donc, sans les syndics, l’état n'en sera pasmoins gouverné. Et quant aux nouveaux édits, jeréponds qu’ils ne seront jamais assez nécessairespour qu’à l aide des anciens et de ses usurpations,ce même Conseil ne trouve aisément le moyen d’y