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17 (1830) Lettres de la montagne / de J.J. Rousseau ; mises dans un nouvel ordre avec des notes historiques, et des éclaircissements; par V.D. Musset-Pathay
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ÉCRITES DE LA MONTAGNE.

tient. Est-ce un tribunal supérieur ? en ce cas ilest absurde que le tribunal inférieur y siège. Est-ceun corps qui représente le souverain? en ce cas cestau représenté de nommer son représentant. Léta-blissement du Deux-cents ne peut avoir dautre finque de modérer le pouvoir énorme du petit Con-seil ; et au contraire il ne fait que donner plus depoids à ce môme pouvoir. Or , tout corps qui agitconstamment contre lesprit de son institution , estmal institué.

Que sert dappuyer ici sur des choses notoiresqui ne sont ignorées d'aucun Génevois ? Le Deux-cents nest rien par lui même ; il nest que le petitConseil qui reparoît sous une autre forme. Uneseule fois il voulut tâcher de secouer le joug de sesmaîtres et se donner une existence indépendante ,et par cet unique effort létat faillit être renversé.Ce nest quau seul Conseil général que le Deux-cents doit encore une apparence dautorité. Cela sevit bien clairement dans lépoque dont je parle , etcela se verra bien mieux dans la suite , si le petitConseil parvient à son but : ainsi quand, de concertavec ce dernier , le Deux-cents travaille à déprimerle Conseil général, il travaille a sa propre ruine ; etsil croit suivre les brisées du Deux-cents de Berne ,il prend bien grossièrement le change. Mais on apresque toujours vu dans ce corps peu de lumièreset moins de courage ; et cela ne peut guère êtreautrement par la manière dont il est rempli (a).

(«) Ceci sentend en général, et seulement de lesprit du corps ;