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17 (1830) Lettres de la montagne / de J.J. Rousseau ; mises dans un nouvel ordre avec des notes historiques, et des éclaircissements; par V.D. Musset-Pathay
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LETTRES

démentie par tous les édits. Vous me ferez plaisir,monsieur, si je me trompe, de mapprendre en quoipèche mon raisonnement.

Cependant cet auteur, tics-content du sien, de-mande comment, « si le législateur navoit pas con-» sidéré de cet œil le petit Conseil, on pourroit» concevoir que dans aucun endroit de lédit il nen» réglât lautorité, quil la supposât partout, et quil» ne la déterminât nulle part (a).

Toserai tenter d'éclaircir ce profond mystère. Lelégislateur ne règle point la puissance du Conseil,parce quil ne lui en donne aucune indépendam-ment des syndics ; et lorsquil la suppose , cest enle supposant aussi présidé par eux. Il a déterminéla leur, par conséquent il est superflu de déterminerla sienne. Les syndics ne peuvent pas tout sans leConseil, mais le Conseil ne peut rien sans les syn-dics ; il nest rien sans eux, il est moins que nétoitle Deux-cents même lorsquil fut présidé par lau-diteur Sarrazin.

Voilà, je crois, la seule manière raisonnabledexpliquer le silence des édits sur le pouvoir duConseil; mais ce nest pas celle quil convient auxmagistrats dadopter. On eût prévenu dans le régle-ment leurs singulières interprétations, si l'on eûtpris une méthode contraire , et quau lieu de mar-quer les droits du Conseil général, on eût déter-miné les leurs. Mais pour navoir pas voulu dire ce

(a) Lettres écrites de la campagne, page 67.