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tomologiqm d’Illiger. D’autres sont d’une telle rareté,qu’avec la meilleure volonté du monde et la connais-sance que l’on a de leur existence, il est souvent im-possible de trouver à les consulter : par exemple, lePrécis des caractères des insectes de Latreille, l’ouvragede Degeer, etc. Il existe, en outre, beaucoup de tra-vaux séparés, répandus dans les journaux ou mémoi-res de sociétés savantes, qui contiennent une grandequantité de descriptions, et qui sont presque tout-à-fait ignorés ; ce n’est souvent qu’avec bien de la peineque l’on parvient à en vérifier l’existence.
Obligé, pour mes études, de taire des recherchesdans beaucoup d’auteurs, je m’étais souvent aperçu,après coup, d’erreurs que j’avais commises, faute d’a-voir consulté tel ou tel ouvrage qui m’était inconnudans le moment. Je résolus de me faire un catalogue,limité à la partie de l’Entomologie comprise sous ladénomination & hexapodes, et habituellement insectes ,qui me servît de guide dans les travaux que je pour-rais entreprendre. Je me mis à l’ouvrage : et à me-sure qu’un livre me passait entre les mains, j’enprenais un extrait, fait de sorte que, pour les ouvragescommuns ou spéciaux,il me servît de memento et qu’ilpût me remplacer les travaux épars dans les journaux.J’v joignais souvent quelques observations critiquesqui pussent me guider dans les emplettes que je fai-sais pour ma propre bibliothèque.
Cet ouvrage, fruit de longues recherches, entreprispour mon usage particulier, serait peut-être resté dansmes cartons, sans l’invitation de quelques amis qui pen-sèrent que mes notes mises en ordre pourraient former