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ORIGINE DES SOURCES.
(livre il
parsuite, les terrains de cette nature sont bientôt secsaprès de fortes ondées. Par la même raison , si l’ony creuse un puits, on est souvent obligé de péné-trer à des profondeurs considérables avant de trou-ver l’eau, que l’on ne rencontre ordinairement quev ers les parties inférieures de la formation, où elle'repose sur un lit imperméable ; car ne pouvant letraverser, .elle s’y accumule c >mme dans' un réser-voir , d’où elle s’échappe par la première ouverturequ’on y pratique , exactement de la manière dont onvoit, à la basse mer, l’eau salée pénétrer dans un trouque l’on creuse dans les sables du rivage, et leremplir.
La facilité avec laquelle l’eau peut pénétre 1 • lessols meubles , se manifeste avec la plus grande évi-dence par l’effet des marées que l’on observe dansla Tamise , entre Richmond et Londres . Là, le fleuvecoule sur un lit de gravier recouvrant l’argile. Lacouche supérieure qui est poreuse , se trouve alter-nativement imprégnée d’eau de la Tamise quand lamarée s’élève, et mise à sec , jusqu’à la distance deplusieurs centaines de pieds des bords de cette ri-vière , quand la marée s’abaisse, de sorte que lespuits qui se trouvent dans cette étendue éprouventrégulièrement le flux et le reflux.
Si la transmission de l’eau à travers un milieuporeux est si rapide, on ne doit pas être surpris que