DE LA CROISSANCE d’üN TAILLIS. 20 Çproduira la valeur de 6 moules trois quarts et 333 fa-gots ; je dis valeur , parce qu’il y a raison pour croirequ’il se trouvera un peu plus de 7 moules et un peumoins de 3oo fagots, attendu que l’extrémité desbrins , qui n’aurait produit que du fagot cinq ans au-paravant, aura grossi assez pour donner du bois demoule. On peut encore prédire qu’une allée sem-blable, ouverte dans dix ans, produira 10 moulestrois quarts et la valeur de 536 fagots.
Cette disposition d’une double expérience pourcalculer le grossissement d’un bois, et pour en véri-fier ensuite le produit, me paraît préférable à cellesque j’avais proposées. Les mesurages se font beau-coup plus vite , les brins qu’on est dispensé de numé-roter , se retrouvent sans peine , et l’on se met à l’abride toute équivoque , en plaçant le premier piquet dela première chaîne en un lieu facile à décrire et à re-connaître.
Il n’entre plus rien d’arbitraire , ni dans le choixdes brins, puisqu’aucun n’est excepté, ni dans lechoix du canton , puisqu’on les traverse tous.
Plus le nombre des brins mesurés augmentera,moins les erreurs de la moyenne seront sensibles ; etsi l’un des brins vient à périr, indépendamment de cequ ’011 le reconnaîtra d’abord, l’opération n’en seraguère moins juste ; il suffira de le soustraire descalculs précédées.
L’opération met à portée de comparer entr’eux lesaccroissemens des arbres de différente essence, etpar conséquent de ménager, lors de la plus prochaineéclaircie , les espèces auxquelles le terrain paraîtraplus favorable.
Non-seulement la simplicité du procédé met souexécution pratique , pour ainsi dire , à la portée detout le monde, mais on apperçoit facilement qu’il estapplicable à toute espèce de taillis , quel que soit sonâge, pourvu qu’il ait passé dix à douze ans, quelsqu’en soient le terrain et l’étendue } et môme plus
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