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mais encore on opéreroit de la maniéré la plus naturelle un rafraîvchissement qu’on ne cesse d’y deíìrer.
Article Cinquième.
Nécessité de transférer la sépulture hors d*une Ville , & comment
Von y peut réujfr.
Ijes anciens inhumoient ou brûloient leurs morts ordinaire-ment hors de l’enceinte des Villes. La loi des XII Tables chezles Romains l’ordonnoit expressément : hominem mortuum in urbene fepelito , neveurito (a). Les Chinois, les Persans, les Maho-métans, & presque tous les Orientaux font , depuis un temsimmémorial, dans l’habitude d’enterrer au-dehors des murs deleurs Cités. II parole que l’usage contraire ne remonte pas en Eu-rope au-delà de quatre ou cinq cens ans, & ne s’est introduit quepar abus, & parce que les Cimetières qui étoient autrefois au-delàdes Villes, se sont trouvés successivement compris dans leur ag-grandissemenr.
Quant à l’inhumatìon dans les temples, elle n’est pas plus auto-risée par les Saints Canons. Nombre de Conciles en différenstems l’ont défendu. Ce n’eíl manifestement que par tolérancequ’elle s’est introduite dans les lieux sacrés : on l’accorda d’abordaux Evêques & aux Fondateurs des Eglises : on étendit ensuitecette faveur à ceux qui faisoient des legs pieux, & insensiblementavec de l’argent, chacun parvint à obtenir ce privilège ; il n’y apas d’autre titre de cet usage : la religion n’a aucun intérêt à lemaintenir.
11 est résulté de ces abus, i°. que les temples font devenus deslieux où l’on respir# continuellement des exhalaisons dangéreusesquí,de-là se répandant dans les dissérens quartiers d’une Ville „
( a ) Cìcerg de Legíb, lìb. 1.
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