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mais semble au contraire gagner à un arrangement de cette nature;qu’en un mot rien n’ait l’air de troubler le repos & les cendresde nos peres.
Relativement k ces vues, il saudroit transférer chaque défunt,de la maison où il seroit décédé, directement k sa Paroisse, accom-pagné des Prêtres & du cortège ordinaire. Après les prières usitées,le corps seroit porté dans une des Chapelles de l’Eglise, au milieude laquelle il y auroit une tombe de bois facile k lever : fous cetteChapelle, on pratiqueroit un caveau dont la voûte seroit percéed’un tuyau, pour porter les exhalaisons cadavéreuses au-dessus dutoit ; dès que le mort y seroit placé, chacun lui rendroit lesderniers devoirs comme de coutume ; & ensuite la tombe seroitrefermée, ainsi que les portes de la Chapelle que l’on seroit dou-ble, k dessein qu’il ne pût pénétrer aucune exhalaison dans l’Eglise.De cette maniéré l’inhumation s e célébreroìt avec toute la dé-cence imaginable : chacun paroítroit véritablement enterré dansík Paroisse.
Après avoir satisfait au divin, on fatisferoit k la salubrité pu-blique. Vu que dans la plupart des Villes, les temples font le plussouvent isolés, ou du moins ont toujours quelqu’une de leursfaces qui borde la rue , il conviendroit de choisir dans une deces directions une Chapelle pour opérer l’inhumation , dont ilfut aisé de hausser le sol dans le besoin, afin que le caveau quel’on pratiqueroit au-dessous, eût une hauteur suffisante, & pûtavoir une porte dans la rue assez grande pour forcir le S corps ,sauf même k y descendre quelques marches, s’il le falloit.
A une certaine heure reglée, telle que deux heures au matin,un char attelé de deux chevaux, couvert d’un drap mortuaireviendroit du Cimetiere de la Paroisse pour enlever les corps ducaveau : il seroit accompagné des Fossoyeurs avec chacun unelanterne, & d’un Prêtre de confiance, qui auroit l’inspection duCimetiere. Ce Prêtre seroit seul dépositaire de la clef de la porteextérieure du caveau. Après qu’il auroit fait placer les morts dans
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