DES FOUETS. 75
méthode de la futaie ne s’applique pas exclusi-vement aux bons sols , comme on le pense com-munément; on peut, et l’on doit meme l’employerdans certains terrains médiocres , si l’on veut em-pêcher qu’ils ne s’appauvrissent davantage. »
Le parallèle que nous avons établi entre le trai-tement en futaie serrée , et le traitement en taillissimple ou composé, noussemble de nature à justi-fier pleinement l’opinion que nous avons émise surla possibilité de créer de la futaie , même dans lesfonds lcsmoinsfcrlilestmais, lortsurtout dcsaulo-ritésdont nous avons étayé notrepropre sentiment,nous pensons pouvoir de ce qui précède, tirerce précepte: Que pour savoir si une forêt estpropre à la production en futaie, on doit se pré-occuper peu de la qualité du sol, mais beaucoupde la proportionnalité des essences. En d’autrestermes ; il faut, avant toute autre considération,s’assurer si l 'essence ou les essences qu’on veutconduire en futaie, forment une fraction assezconsidérable du corps de la forêt, pour présenteraprès l’extraction du sous-bois, un massif suffi—sammcntcompact; lorsque cette condition existe,le bois est susceptible d’être élevé en futaie,quelle que soit la qualité du sol, à moins cepen-dant d’une aridité à peu près complète (1). (*)
(*) On se méprendrait sur la portée de nos paroles , si l'onen concluait qu’il est possible d’élever des arbres de première