rj 8 de l’aménagement
placer, les fonds forestiers seront à nos yeux des
capitaux, et leurs produits seront des interets.
On pourrait nous adresser l’observation quecelte façon de concevoir notre sujet a plus derapport avec des operations financières, tellesque des placements de fonds ou le cumul desinterets, en un mot, des spéculations d’argent,qu’avec le but principal de l’économie forestière,qui est d’enseigner la conservation cl l’améliora-tion des forcis. Nous convenons que la scienceforestière a pour objet fondamental de montrercomment on crée, on conserve et on amélioreles forets ; mais aussi, nous pensons qu’il ne suffitpoint d’indiquer des procédés, d’énoncer des pré-ceptes, nous ajoutons qu’il faut encore trouver lemoyen d’intéresser à leur application. Il est néces-saire de montrer que les soins donnés à la produc-tion ligneuse doivent,en définitive,tourner à notreprofit et à l’augmentation de notre bien-être.Qu’importeraient des règles qui ne tendraient qu'àcréer ou à conserver des biens stériles , et sansrelation avec nos besoinsPUne vérité incontestée,c’est que V utilité } base primordiale de la valeur deschoses, est le principe et le mobile de la pro-duction comme de la conservation des richesses.Quelle attention , en effet, pourrait-on accorderà ce qui n’offrirait aucune utilité et partant au-cune valeur?
Or, l’utilité des forêts ne peut se mesurer quepar l’usage qu’on en fait, par les produits plus ou