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Théorie de l'aménagement des forêts / par M. Noirot-Bonnet
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DES FORÊTS. 97

Les (rois tableaux que nous venons de pré-senter concourent à démontrer cctlc proposition :que le plus haut revenu annuel ou la plus hauterente d’un bois de quelque degré de fertilité qu’ilsoit, ne se rencontre ou ne se réalise que dansl’exploitabilité la plus limitée possible. On voit,en effet, que l’exploitabilité à 1 an, t si elle pouvaitdonner un produit de 20 fr. dans un sol de qua-lité moyenne, de 12 ou 45 fr. dans les sols dequalités extrêmes, serait la plus avantageuse detoutes les exploilabilités, celle qui porterait auplus haut degré le revenu annuel, et par consé-qucntla valeur capitale de la propriété. Ainsi, pourélever au maximum la rente du capital forestier,il faut en quelque sorte exploiter le bois à sanaissance (1), ou tout au moins aussitôt qu’ilprésente quelque valeur. Et au contraire, pour ob-tenir la plus grande production en substance li-gneuse, il faut soumettre le boisa l’exploitabilité sé-culaire, à celle qui le conduit à l’état de futaie, etmeme de haute futaie. 11 suit de celte opposition,

(1) Au moment où nous énoncions celte pensée , nousétions loin de présumer qu’un aperçu aussi contraire à l’opi-nion commune fût déjà converti en fait positif. Nous avonsappris peu après, qu’un agronome très-connu dans la Moselle ,nourrit pendant l’hiver un nombreux troupeau de bêtes ovines,avec le produit de taillis coupes ou plutôt rasés tous les deuxans. Voilà bien à coup sûr le propriétaire qui sait tirer de sesbois la plus liante rente possible.

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