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Théorie de l'aménagement des forêts / par M. Noirot-Bonnet
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sidérées comme des capitaux, ont une conslilu-lion absolument exceptionnelle; leurs produitssuivent dans leurs accroissements successifs, unemarche qu’on ne découvre dans aucune autrecatégorie de produits ou de revenus émanes decapitaux immobiliers.

La vériléla plus digne de remarque parmi cellesqui ressortent de la présente section, c’est que,comme nous l’avons déjà reconnu plus haut, laproduction en matière ligneuse, augmente depuisl’exploitabilité la plus réduite possible , jusqu’àl’exploilabilitc en haute futaie (celle de i/jo à160 ans), tandis que par contre, la productionen argent (1) ou la rente du capital forestier , di-minue constamment à mesure que l’exploitabi-lité embrasse de plus longs intervalles; ce quirevient à dire que, dans la propriété forestière, laproduction en nature et la production en argentsont tout à fait inconciliables: on ne peut éleverl’une sans abaisser l’autre ; d’où il est permis deconclure que toujours et partout, la prospéritéd’une foret et l’intérêt pécuniaire de celui qui lapossède , sont en contradiction formelle.

La section que nous allons clore a été uni-quement consacrée à traiter des bois non amé-nagés , ou de l’immeuble forestier supposé encore

(1) Intérêts compris: si l’on fait abstraction.des intérêts rla production en argent croit nécessairement comme la pro-duction en matière.