DES FORÊTS. 125
sistc dans des recrus d’àgcs décroissants depuispans jusqu’à ze'ro. Une coupe est couverte d’unrecru de 9 ans, une autre d’un recru de 8 ans,une troisième d’un recru de 7 ans, et ainsi desantres, en descendant jusqu’à zéro (âge de lacoupe exploitée). Ces produits excédants ne sontautre chose que les intérêts ajoutés à chaque frag-ment de la créance, lors de sa transformation.La somme de ces produits représente le capitaladditif dont les intérêts sonl dévolus au banquier.Ce capital, dans la supposition précédente, secomposait d’intérêts monétaires ou de valeursfictives ; dans l’hypothèse actuelle , il se composede produits forestiers ou de valeurs matérielles. Ledétenteur de ce capital était d’abord un banquier;actuellement, c’est la foret.
De meme que le banquier, cette foret mefait l’avance d’une rente annuelle de 196 f. Ellese met ainsi à découvert d’intérêts, dont elle estremboursée par les interets du capital additif,par les développements successifs de ces produitsqui se trouvent implantés sur le sol, à l’expi-ra lion elc chaque période décennale. Ces pro-duits sont autant d’intérêts épargnés, formant,pour la forêt comme pour son possesseur, unnouveau capital productif.
Mais le bois non aménagé, dont le tableau dela page 114 nous retrace l’image exacte, n’offrequ’un seul capital , celui que le calcul exprimepar le chiure 4,081-8 3 o c. Les produits de ce