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Théorie de l'aménagement des forêts / par M. Noirot-Bonnet
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144 de l’aménagement

productif a nécessairement pour base d'esti-mation, le produit annuel ou le revenu du fonds,et que dans les forets ce revenu baisse à mesurede l’élévation des périodes d’exploitabilité , il suitdelà, que ce capital foncier est variable dans sonénonciation numérique. Aussi voyons-nous, autableau de la page 87, que la valeur capitale dumeme hectare, calculée à 4 p. °/°> s’exprime par lechiffre 5oo fr. , si l’exploitabilité est réduite à xan, et seulement parle chiffre i6fr. 55 c. , sil’exploitabilité est portée à i5o ans. Le capitalfoncier s’évalue sur le revenu , et le revenu changeavec l’exploitabilité ; mais quelle que soit la valeurde ce capital, cette valeur est toujours constituéesur le taux moyen ou courant des placementsimmobiliers.

Il en est autrement du capital superficiel : noussavons que le degré à'intérêt de celui-ci est plusfaible quel c. taux immobilier } meme dans les cx-ploilabilitésinférieures, et à plus forte raison dansles exploilabililés supérieures ; non pas cependantque l’accroissement des bois ne gagne en accélé-ration jusqu’à des âges reculés, mais parce quel’intérêt de l’argent, quelque modique qu’en soitle degré , se développant d’après une progressionpar quotient, acquiert une vitesse qui a bientôtdépassé celle de l’accroissement des produits fo-restiers, et qui, aprèsune certaine durée , devienttellement excessive,que la disproportion entre lesdeux suites croissantes n’a plus aucune mesure.