2 20 DE L’AMÉNAGEMENT
Passons à l'antre hypothèse: l’État n’empruntepas , il vend des bois pour 20 millions ; dès lorsil ne contracte aucune dette , mais il n’accumuleaucune épargné. Sa condition demeure station-naire, tandis que, dans le cas de l’emprunt ,elle se bonifie de l’addition d’un capital de20 millions.
Ce 11’est pas tout : l’immeuble aliène sera ré-duit à une valeur moindre par les acquéreurs ;l’allénuation sera peut-être de 10 millions : il yaura là une destruction de richesse immobilièrepour 10 millions.
En récapitulant ce qui vient d’clre dit, onvoit :
Que dans le cas de l’emprunt, l’État ajoute20 millions aussi bien à la masse des richessesgénérales qu’à sa richesse propre ;
Que dans le cas de l’aliénation,l’État n’augmentepoint sa richesse propre, et qu’il diminue de dixmillions la richesse territoriale : différence entreles résultats: 20 millions en moins pour l’État,et 3 o millions en moins pour la société.
L’État peut-il donc s’enrichir par l’emprunt?Nuldoute, s’il place produclivement le capital em-prunté, et s’il prend de sages mesures pour as-surer sa libération. L’ amortissement , a dit unauteur, est un levier capable de changer la facedu monde.
L’État peut-il s’enrichir aussi par la vente desforcis ? Les courtes réflexions qui précèdent, per-