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que la rente et le revenu (i) sont des élémentstrès-distincts dans les capitaux forestiers ; tan-dis que, dans les capitaux mone'laires , l’un peutêtre pris pour l’autre indifféremment. C’est l’ef-fet de cette préoccupation habituelle qui porte àcroire que tous les capitaux sont organisés sur lememe mode , parce que tous, en définitive , serésolvent en une somme d’argent.
Actuellement que la constitution intime del’immeuble forestier nous est enfin dévoilée,nous apercevons clairement le véritable rapportqui existe entre les deux éléments de la produc-tion. Une vérité désormais acquise à la science,c’est que, contrairement à l’opinion commune,les forêts les plus productives en matière sont enmême temps les plus productives en argent. Maisil faut observer que ce sont aussi celles dont l'ac-quisition exige relativement le plus de fortune.Pour posséder ces forêts, il faut être relativementplus riche que pour en posséder de moins pro-ductives. Par exemple, pour acquérir notre
(1) Ce n’est, nous n’en doutons pas, que dans la doubleconsidération du revenu et de la rente, qu’on peut trouverles véritables principes en matière de répartition de l’impôtfoncier. Sur laquelle de ces deux bases doit-on asseoir l’é-valuation de l’élément imposable ? Cet élément croit-ilcomme le revenu, ou décroit-il comme la rente d’une forêt ?Là, est une question dont il est aisé de sentir toute laportée, et dont la solution offre un intéressant sujet d’étude,