CHAPITRE SECOND.
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Dissertation sur les proportions générales des ordres à'Archi-teâíure , où Von fait voir jusqu à quel point il est possiblede les déterminer .
ÏjEs proportions font ce qui constitue le beau essentiel de l’Ar-chitecture. S’il étoit possible de parvenir ales déterminer,de ma-niéré à produire dans tous les cas l’aspect le plus agréable, onpourroit assurer que cet art feroit arrivé au plus haut dégré deperfection auquel il puisse prétendre. Personne n’ignore combiende volumes ont été écrits à ce sujet, & que dans tous les tempsles premiers Architectes se sont exercés fur cette importante ma-tière , fans avoir pu s’accorder, & rien statuer ^'universellementapplaudi. Ainsi une dissertation qui tend à faire voir jusqu’kquel point on peut espérer de sixer les proportions par la com-paraison des tentatives qui ont été faites jusqu’à présent, nesçauroit être que très - intéressante pour les progrès de l’Archi-tecture.
Pour y parvenir, nous allons suivre les proportions dans leurorigine, les envisager suivant tous leurs rapports, par ce qu’on afait, juger de ce qu’on auroit dû faire, ôc enfin nous serons voirque ce n’est qu’en conciliant le goût & le jugement, qu’on peutréussir, sinon à les fixer invariablement, du moins k trouver desmoyens d’approximation capables de tenir Heu dans la pratiqued’une rigoureuse précision jusqu’ici si inutilement cherchée.
Ce furent vraisemblablement les troncs d’arbres qui soutenoient*les toits des anciens bâtimens, qui fournirent la pensée des pre-mières colonnes de pierre & de marbre dont on les décora parla fuite, & non la proportion humaine, comme quelques-unsl’onc prétendu. En effet, quelle relation une colonne peut-elle