DE FOtfDER LES É D I F I C Ê S, 2C7
sise de pierre Q (fig. 4) d’environ vingt pouces de hauteur, au-dessus de laquelle furent élevés en pierre dure de haut-ban despiliers de cinq pieds en quarté E ( fig . 2 ) en plan, & I (fig. 4)en élévation, servant de fondemens aux colonnes de la nef Deplus, il fut aussi exécuté en pierre dure la tête des murs F de sé-paration des caveaux au-dessous des Chapelles pour ce qui estde la partie G du même mur , elle fut continuée en vergelé dehaut-ban , qui est comme l’on sçait une pierre un peu plus dureque le Saint Leu ; & l’intervalle , entre ces deux parties de pier-res différentes , fut construit en moilon effeuillé.
Les piliers E {fig. 2) qui-soutiennent les colonnes, excédent lesépaisseurs des murs I de séparations des caveaux d’environ dix-huit pouces de chaque côté , & forment de l’un h l’autre des arcsdoubleaux aussi en pierre dure, ce qui contribue à lier parfaite-ment toutes les fondations des colonnes suivant la longueur de lanef: I & ]V {fig. 4 & 5 ) représentent tout cet arrangement.
Le mur latéral de PEglise est élevé à-plomb depuis les plusbaffes fondations du côté des terres, & fait retraite seulement desix pouces au niveau du pavé de la rue : il a dans ses plus baffesfondations, trois pieds ; au-deffus de la premiere assise, deux piedsneuf pouces ; au niveau des caveaux, deux pieds six pouces ; &au-deffus de la rue, deux pieds. Tous les murs de séparation descaveaux ont trois pieds d’épaiffeur dans les plus baffes fondations ;deux pieds & demi jusqu’au sol des caveaux ; & enfin dans lescaveaux, deux pieds d’épaiffeur : ils font construits en moilonseffeuillés , maçonnés avec mortier de chaux & fable , & les por-tes qui y font pratiquées ont leurs piédroits & plate-bandes exé-cutés en vergelé, (fig. 4 & <5.)
La différence entre la hauteur du fol de la rue, & celle de I’E-glife est de quatre pieds, c’est-à-dire, qu’il y aura environ huitmarches pour y arriver.
II est a remarquer que cet édifice se fait par partie, parce qu’onn est pas maître de tout le terrain, & qu’il faudroit abattre l’Eglise