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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE BOEUF.

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RACE LONGUES-CORNES.

graduellement, en sorte quon nen trouve plus aucune trace dans les comtés calcairesdu sud-est. Bien que ces animaux aient pénétré dans les comtés du centre, ainsi quedans le Leicestershire , et plus à lest encore, leurs caractères semblent y avoir subides changemens progressifs. Le comté de Leicester fut, à la vérité, pendant quel-que tems, le foyer de la race Longues-Cornes la plus perfectionnée; cependant lan-cien bétail de ce comté paraît avoir été, soit une race mélangée, soit un type quisétait graduellement éloigné de celui des véritables Longues-Cornes des comtésoccidentaux. Ainsi, la race Longues-Cornes paraît avoir été tirée des contrées occi-dentales les plus humides et sêtre détruite, ou tout au moins avoir perdu ses carac-tères distinctifs, dans les contrées sèches et orientales; il semble donc raison-nable den conclure quelle doit ses caractères distinctifs à linfluence du climat. IIexiste encore dans lIrlande occidentale, sous le climat le plus humide de lEurope ,une autre race, celle du Kerry, qui sest répandue dans toute la contrée, et qui dif-fère des Longues-Cornes dans presque tous les caractères qui constituent une race.La race sauvage Blanche des Forêts, bien quélevée depuis fort long-tems dans lesparcs de louest de lAngleterre et de lEcosse , ny prend jamais les caractères de larace Longues-Cornes. Les Norlh-Devon et tout le bétail des montagnes humides dupays de Galles en diffèrent également; et dans tout louest de lEcosse , dans les paysexposés aux vapeurs continuelles de lOcéan-Atlanliquc, les races ne présententaucun des caractères distinctifs des Longues-Cornes. Les races Kerry, Devon, Gal­ loise et Ilighland dÉcosse diffèrent autant des Longues-Cornes que les hommesblancs diffèrent des nègres, et les deux classes conservent leurs caractères distinc-tifs lorsquelles sont naturalisées dans le même pays et traitées de même à touségaids. Linfluence du climat ne paraît donc pas suffire pour expliquer ici ces gran-des différences de races qui résistent à la naturalisation dans des circonstances sem-blables en apparence, et nous sommes forcés dadmettre que ces races doivent pro-venir de sources distinctes. Mais si la race Kerry et autres qui habitent la contréeproviennent de souches naturelles distinctes de celle des Longues-Cornes, toutes lestraces de leur naturalisation ont été perdues dans la nuit des tems.

La race Longues-Cornes, avant les.améliorations quon lui a fait subir, variait entaille avec la fertilité naturelle ou acquise des districts dans lesquels elle était de-venue indigène, grande et étoffée dans les plaines, et plus petite dans les monta-gnes. La couleur dominante des animaux était le noir ou le brun, avec plus ou moinsde blanc sur le corps, une bande de cette couleur sétendant toujours sur lépinedorsale. Ils avaient un cuir brun, épais, et le poil abondant. Leurs cornes étaientlongues et dirigées en bas; il est à remarquer toutefois, comme preuve de linfluencedes agens extérieurs à cet égard, quaux limites orientale et méridionale lontrouvait cette race en Angleterre, ses cornes étaient fréquemment dirigées en haut,